lundi, 21 mars 2005
(...)

Youni Approximatov avait toujours su que la pilule serait difficile à avaler. Mais à ce point-là… Il s’y était préparé tout jeune : déjà durant ses années de sport-études ses entraîneurs lui avaient rappelé que la carrière de footballeur était courte, que les très bons joueurs étaient nombreux et qu’il fallait se dépêcher de devenir champion pour laisser un nom dans l’histoire du football, à côté des Kopa, des Pelé, des Platoche, des Rocheteau et des Zidane. Le football, pour Youni, c’était le Graal, la planche de salut, l’unique espoir de briller pour cet enfant d’immigré qui rêvait d’offrir à sa mère la sécurité qu’elle n’avait jamais connu. Il avait toujours été sérieux : pas d’alcool, pas de drogue, le Coran dans les vestiaires, Allah est grand, peu de petites amies (ses entraîneurs ne cessaient de lui répéter que l’amour fatigue l’athlète. Ses entraîneurs étaient tous divorcés)… Couché tôt tous les soirs, nourri aux pâtes à l’eau - avec un chouïa de ketchup le dimanche -, Youni ne vivait que par et pour le football, le « foot » comme disaient ses copains, la « baballe » comme disait son petit frère - p'tit con ouais, mais vous verrez, vous verrez, vous viendrez me bouffer des cacahouètes dans la pogne !
Son ambition, c’était d’amener son club en D1. A la force du mollet. Il se sentait investi d’une mission lorsque le ballon se retrouvait entre ses pieds. Rien ni personne alors ne pouvait lui faire lâcher prise. Un fauve ne lâche jamais sa proie. Gauche, droite, ses pieds dansaient autour de la boule de cuir sans offrir la moindre ouverture aux crampons adverses. Même son équipe le jugeait trop personnel. Lui se jugeait prévoyant : il n’allait pas risquer de perdre un match en confiant la balle à moins doué que lui… Le football est un art, et l’art est une entreprise individuelle. Michel-Ange n'était pas partageur. Proust était très "perso". Un ballon est aussi rond qu'un nombril. Il allait se réaliser dans le sport, mais se réaliser seul. Il serait un Dieu (sur)vivant, comme Maradona. Un génie du petit pont, un acrobate du retourné, un poète du péno, un peintre de l’amorti poitrine, comme Cantona (et plus tard il serait comédien).
Ça aurait dû se passer comme ça.
Mais de déchirures des ligaments en épanchements de sinovie, elle n’est pas rose la vie d’artiste - et c'est d'ailleurs le jour où les footballeurs ont été considérés comme des artistes que l'art a définitivement disparu, à l'inverse de ses douleurs aux rotules. Bientôt, Youni comprit que sa présence faisait de l’ombre à d’autres joueurs de son équipe qui, eux aussi, voulaient s’exprimer à leur façon. Certaines de ses blessures, il en était sûr, ne venaient pas de l’adversaire… Très vite s’installa une insidieuse paranoïa. Comme si onze ennemis ne suffisaient pas, il dût en ajouter dix : ses propres alliés, ses amis, ses frères de sang et de sueur. Il se fit exigeant, réclama une loge individuelle (« Tu veux dire un vestiaire ? », s’exclama ce jour-là l’entraîneur), un masseur personnel - celui de Zidane -, des protège-tibias Karl Lagerfeld. C’est à la même époque qu’il commença peu à peu à sombrer dans l’alcoolisme mondain. De cocktails en vernissages, de rencontres-débat en inaugurations, il pouvait ingérer ainsi des litres de kir-cassis ou de punch créole en parlant philo et engagement avec son ami Pascal Bruckner ou cuisine provençale avec sa vieille copine Maïté, en plaisantant avec Éric et Ramzy, un œil dans le décolleté de Laetitia Casta, ou en rappelant à Thierry Ardisson qu’il lui avait promis de l’inviter dans sa prochaine émission. L’attente avait été trop longue, il dépérissait à vue d’œil, arrivait en retard aux entraînements, perdait son souffle, ses réflexes… Jusqu’au dernier match de la saison, qui fût aussi le dernier de sa carrière.
Son équipe était menée un à zéro, il restait cinq minutes de jeu. Youni n’était plus dans le match depuis un moment, essoufflé, courbatu, malade qu’il était. Youni n'était plus que l'ombre de Youni. Soudain, il vit l’ouverture : Manuel Cansoni, l’un des meilleurs buteurs de son équipe – il y a peu de temps, c’était Youni le meilleur, mais passons, comme dans le porno, tous ces gens défilent à une allure folle, aujourd'hui une rousse, demain une métisse, mais le propos reste le même : se mettre en branle la libido, voilà l'essentiel – récupère le ballon, passe un adversaire, deux, arrive dans la zone de réparation, complètement dégagée, même le goal a l’air d’être parti cueillir des pâquerettes… C’est le moment ou jamais. Youni bondit vers la balle, dribble Cansoni, lui prend le ballon, shoote et…
Tiens ? Les gradins.
« Marrant, ça. Je voyais le but plus à droite… »
Youni Approximatov avait toujours su que la pilule serait difficile à avaler. Mais maintenant, il allait falloir apprendre à vivre avec une cagoule…
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mardi, 01 février 2005
La liberté d'expression ne sert que si l'on censure

Une discussion entre Lionel Dutemple, Ahmed Hamidi et Julien Hervé.
- En ce moment, je tiens une forme du tonnerre. J'ai l'écriture facile.
- Par contre, Bruno est en baisse. Il s'acharne sur Bernadette Chirac, c'est nul.
- Le principe c'est de faire tomber Chirac à tout prix : il a raison mais faut pas qu'on oublie Sarkozy, c'est de lui que vient le vrai danger à droite.
- Ce qui est génial dans notre boulot, c'est qu'on peut attaquer qui on veut, qu'on peut dire n'importe quoi. Nous sommes immunisés contre les attaques.
- Ouais, quel homme politique oserait s'attaquer à nous ? Tu imagines le tollé médiatique : "Atteinte à la liberté d'expression", "Les Guignols en danger : le dernier terreau de la contestation en France est menacé"...
- Ce qui m'emmerde dès fois, c'est qu'on leur serve de faire-valoir.
- Attends, souviens-toi quand même que c'est grâce à nous que Le Pen n'est pas Président en ce moment ! "L'escroc ou le facho ?" Ah, putain, c'était le bon temps !
- J'ai toujours en tête l'idée qu'il y a des jeunes dont la culture politique ne se nourrit que de nos marionnettes : ça fait des citoyens renseignés, lucides, qui ne se laissent pas facilement berner, qui réfléchissent sur notre société, qui ont l'esprit critique. Pour eux, Les Guignols sont une grille de lecture décalée de l'actualité.
- Tout ce pouvoir dont tu parles me fait flipper, heureusement que c'est au service d'une bonne cause. L'autre jour, je discutais avec Bedos, et il me disait que si l'extrême-gauche arrivait au pouvoir notre émission n'aurait plus de raison d'être.
- On taperait aussi sur eux ! Nous ne sommes définitivement pas inféodés au pouvoir, quel qu'il soit. Bedos, il a mal vieilli, hein ?
- Tant que les Guignols existeront, il n'y aura jamais de révolution. C'est la soupape de sécurité du pouvoir. Je me demande si ce n'est pas le pouvoir qui nous manipule, tu vois, du genre "regardez, nous vivons dans un pays démocratique où la liberté d'expression est fondamentale, où la télévision n'est pas sous le contrôle de l'Etat...".
- T'es pessimiste ! La prise de conscience, c'est hyper important. Il faut lutter contre la désinformation des mass-media, les discours bidons des politiciens, le cynisme de la télé-réalité ! Des combats, il y en a à la pelle ! C'est pour ça qu'on dure, et qu'on ne lasse pas les gens. Et puis faut dire que depuis l'arrivée de Raffarin, nous sommes gâtés.
- Oui, mais nos connivences avec l'ultra-gauche sont trop visibles. La présence de Bruno dans l'équipe... est... comment dire... tu vois... le parti pris. En plus, il fricote avec Pascale Clark sur RTL. Je ne veux pas être du côté de la pensée molle. Il y a des soirs où même le "bébête-show" aurait été plus subversif que nous. Putain, moi je suis pas un chansonnier : il faut durcir le discours, être impardonnable, aller trop loin, comme Dieudonné, quitte à y perdre un peu d'audimat.
- Tu te poses trop de questions en ce moment ! Bon, allez, on s'y remet ! Alors là Borloo il cause avec Chirac et...
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lundi, 10 janvier 2005
Les raisins de la collègue
Après le succès du blog de Julien Dray, et malgré les polémiques qui ont suivi, l'équipe du Palindrome, soucieuse de donner une image positive de sa ville, a décidé de soumettre à notre Maire Roland Houdiard un projet de grande envergure.
Le Palindrome : terre de contrastes, un pied dans le passé, l'autre dans l'avenir, et surtout, lieu de hautes technologies.
Voici donc la maquette du futur blog de R. Houdiard : un blog de proximité, d'écoute et de paroles, un blog citoyen au service de la Cité, un blog utile pour les générations futures...
A l'heure qu'il est, nous attendons toujours les réactions de notre merveilleux Maire et de son cabinet. Si ce projet est validé, il va de soi que nous abandonnerons notre blog sur hautetfort, et que nous épouserons, corps et âmes, les idéaux de l'UMP, et deviendrons alors un blog POLITIQUE... Il est temps pour nous de quitter ce ton badin, de prendre les armes, et d'entrer dans la résistance active ! No Pasaran ! hasta siempre... etc...
LE BLOG DE ROLAND HOUDIARD EST ICI
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mardi, 23 novembre 2004
L'ancien type drôle de la télé
Il avait connu un certain succès dans les années 2000. A l’époque il n’était pas rare que des groupies l’arrêtent dans la rue pour une photographie, un autographe, une dédicace. Une pipe aussi, parfois, mais ça c’étaient celles qui voulaient lui montrer qu’elles avaient de l’humour, et puis elles pouffaient en cachant leurs appareils dentaires d’une main à peine pubère. Il se prêtait volontiers à cet exercice, souriant en faisant les gros yeux, ou un clin d’œil, selon l’humeur du jour, pour montrer qu’il avait bien compris l’allusion. Déjà, lorsque ses fans lui adressaient la parole, il pressentait qu’un jour, tout cela s’arrêterait, qu’il redeviendrait Monsieur Quidam, que s’il le fallait, il n’hésiterait pas à faire ce que la profession appelle élégamment des « ménages », histoire d’arrondir les fins de mois. D’ailleurs, les « ménages », il était fait pour ça. En ce début de siècle, il n’était pas rare que des animateurs l’invitent sur leur plateau TV où était apprécié son humour subversif. On le surnommait « le trublion enthousiaste », « le dynamiteur de direct », ou plus simplement « le fouteur de merde ». Il était imprévisible : tous les animateurs prévoyaient en l’invitant qu’il accumulerait poilades et bouffonneries. Il était tellement grotesque, mais aussi tellement humain, qu’il en devenait déchirant. Batailles de Chantilly et concours du plus gros mangeur de choucroute au poivron rouge n’avaient plus de secret pour lui. Ceux qui ne parvenaient toujours pas à mettre un nom sur son visage reconnaissaient parfaitement ses fesses. Son trou du cul l’avait rendu fameux. Anus Gloria. Puisque notre société se contentait de facéties de bas-étage, il lui donnait du gag vulgaire, de la provoc simiesque, et se faisait payer en monnaie de singe. Certains, plus jaloux, l’appelaient « Macaque Youn ». Des antisémites, pensait-il tout bas. En leur montrant son cul.

En 2008, il tomba amoureux d’une chanteuse de variétés. Elle avait remporté la Star Ac’ 10. C’était l’année où Kamel Ouali était mort d’une crise cardiaque durant la répétition générale de sa dernière comédie musicale, « Macbeth contre Godzilla ». Invité à une soirée VIP par Arthur Jugnot, l’ancien type drôle de la télé s’était bourré le nez de cocaïne. Il ne tournait plus qu’à cela depuis 3 ans, depuis l’échec cuisant de son dernier one-man show : « Et mon cul, c’est du poulet ! ». Son dernier album, sous le nom des Déglingués, n’était même pas classé dans les 50 premières ventes. Le vent avait tourné. Quant au film qu’il avait produit : « La Bible », joué par des comédiens amateurs analphabètes et complètement idiots, sur un scénario des Robins des Bois, avec Alain Chabat à la réalisation, n’en parlons pas (d’ailleurs même la presse ne se donna pas la peine d’en parler). Il se rendit donc à cette sauterie sans aucune illusion, mais avec un string rose sous son pantalon de tergal, quand même, au cas où. Tout au plus espérait-il rencontrer Magloire, ou un ancien collègue de M6 (même un stagiaire, même le type qui nettoyait le plateau du Morning Live, l’handicapé qui bavait là, c’était comment son nom, déjà ? Philippe ou Jeannot, un truc comme ça, de toute façon tout le monde l’appelait « Machin »), on parlerait du bon vieux temps pendant que Magloire se badigeonnerait l’anus de Champagne bon marché (c’était une soirée organisée par le fils de Gérard Jugnot, il ne fallait pas être trop exigeant sur la qualité) en zozotant les derniers potins de la jet-set : le troisième divorce de Lorie et sa liaison avec Steeve Estatoff, l’overdose de Nolwenn Leroy, la reformation des Jackson five…
Mathilda vomissait dans les toilettes, ou plutôt à côté des toilettes. La seule chose qu’elle n’avait pas loupé dans sa vie, c’était la finale de la Star Ac’. Même son avortement avait été un échec. Elle s’aspergea le visage d’eau tiède, et regagna la piste de danse. Autour d’elle dansaient quatre types exagérément musclés. L’ancien type drôle de la télé ne se donnait même plus la peine d’aller jusqu’aux chiottes pour vomir. L’époque était au trash. Il était de son époque. Gad Elmaleh vint le saluer, mais ne le regarda pas droit dans les yeux. Jamel le lorgnait d’un air goguenard en plaisantant avec ses frères. Fumier de manchot. Il avait vraiment touché le fond, maintenant c’était sûr. Il repéra Mathilda alors qu’il urinait dans un verre de Vodka. Il n' y a pas si longtemps, il se serait élancé vers elle, bite-éprouvette à la main, mégaphone dans l'autre et se serait mis à brailler tout son amour pour ce joli cul. " Regarde chérie, tu me fais bander, tu me fais bander !", preuve à l'appui. C'est d'ailleurs comme ça qu'il l'avait séduite. Une goy avait fait remarquer sa mère, avant qu'elle ne se fasse sauter le caisson dans un bar-tabac, le jour de la sortie du numéro de Voici exhibant le couple et le mioche en page-couverture (C'en était foutu du baby-sitting). L'époque était au trash. Mais le temps de la (sa) déconne était révolu, ça faisait un bail que ses âneries ne faisaient plus marrer grand-monde. Il n'avait vraiment rien à foutre là. Juste ranger sa bite, balancer son verre à la gueule de Mathilda, récupérer le reste de coke qu'elle avait sur elle, avant que les quatre gorilles ne s'enfilent tout — la cocaïne et la guenon — et se barrer. Avant de la ranger, il jeta un œil à sa bite mollasse en la soupesant : ce n’était pas ce soir qu’elle allait lui faire de l’usage. En se retournant brusquement, il se heurta à Eve Angeli, tomba violemment avec elle en l’écrasant de tout son poids et vomit dans son décolleté. Avant de s’endormir sur le silicone de la chanteuse pour vaches, il songea amèrement que dix ans auparavant, il aurait fait un sketch formidable à partir de cette anecdote.
Vled Blorek from le Palindrome
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jeudi, 28 octobre 2004
DA CRIMINAL OLD GANG BANG POSSEE
Combien de gosses sont morts sur le trottoir ?
Pour nous ici, y'a qu'une seule issue :
Fumer du crack, boire d'la Valstar
Et que les bitchs nous pompent le (...)"
La suite prochainement sur Skyrock...
23:44 Publié dans Populaire de Rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 19 octobre 2004
Il est évident qu'aujourd'hui, avec le recul, j'aurai fait une croix sur le tutu...
Se faire virer dès la première semaine, c’est dur quand même. Bon, c’est vrai, je ne chante pas juste et je danse maladroitement. D’ailleurs, c’est bien simple, dans les boums je finissais toujours les bouteilles de Banga parce qu’aucune fille ne voulait être vue en train de guincher avec moi, alors j’occupais mon temps en occupant mes mains. Je me goinfrais de gâteaux au chocolat, et quant tout se passait bien, je branchais les spots. J’étais le champion de la désynchronisation. Pour les castings, j’ai misé sur mon humour, et mon côté sympa, décontracté, « no malaise » et cie… ça les a bluffé. Depuis quelques mois, je traînais pas mal dans les clubs karaoké, je m’entraînais sur du Eddy Mitchell, des trucs un peu rock, un peu country, ça collait bien par rapport à mon look, le côté cow-boy, j’avais poussé le vice jusqu’à m’inscrire à un club d’équitation. Bon, ce qui est con, c’est qu’il n’avait plus que des poneys de disponible, mais ce qui est important c’est l’assise, et l’allure générale sur l’animal, le reste c’est bon pour Jean Rochefort.
Putain, se faire virer dès la 1ère semaine, quel enculé ce Louvin ! (je n’en veux pas au public, il n’y est pour rien : il n’a pas de goût !) Ce mec-là est une ordure finie. Faut pas oublier que c’est lui qui a coaché Julien Courbet pendant des années. L’ordure ! Et puis les chorégraphies de Kamel… attention je suis pas raciste, moi je dis ça, ce serait Mia Frye je dirai pareil, attention, qu’on ne se méprenne pas ! Enfin, pour moi, la danse, c’est quand même plus un truc de gonzesses. Le 1er jour, j’ai voulu déconner un peu (c’est pour ça qu’ils m’avaient sélectionné), alors je me suis pointé au cours de danse avec des chaussons roses, et un ensemble de la même couleur (le tutu de ma petite sœur).
Tout ça c’est con parce que maintenant que je suis sorti du château tous mes potes se foutent de ma gueule. A la limite le tutu c’est rien par rapport à ma prestation (la seule !) pendant le prime-time. Je me suis vautré lamentablement en descendant leurs putains d’escaliers. Je tenais Jenifer par la main, et tout, je ne sais pas si c’est son poids ou quoi, mais j’ai loupé une marche. Le regard de Louvin ! Ah, le regard mauvais de Louvin ! Et le visage de Kamel Ouali ! Le visage consterné de Kamel Ouali ! Pire que si j’avais révélé la bisexualité, en direct, d’Oscar Sisto ! Très professionnelle la Jenifer ! Elle a pas perdu le Nord, elle a commencé à chanter, moi je suis resté au sol, je me suis dit tiens c’est pas con je vais me rouler un peu par terre en faisant des ronds de jambes, des ronds de bras, des mouvements esthétiques (enfin, des mouvements quoi), et Jenifer, toujours parfaite, s’est aussi roulée par terre, me prenant par les bras, se couchant sur moi (pas farouche la Bartoli !). Kamel Ouali ne savait plus si c’était superbe ou tout simplement du foutage de gueule. Au refrain, nous nous sommes remis debout. Le public était, lui aussi, très partagé. Le lendemain, Louvin m’a convoqué à son bureau, il m’a proposé un cigare. Il a voulu faire copain-copain avec moi, l’enflure. On ne fait pas copain-copain avec un type qui a dansé en tutu pour amuser la galerie, s’est cassé la gueule devant des millions de personnes, a chanté en duo avec David Charvet, et supporte la promiscuité de ses camarades 24 heures/24.
Un autre jour je vous parlerai de la vie au château, et de toutes les magouilles en coulisse, mais, en même temps, je ne peux pas trop en dévoiler, j’ai rencontré un type qui voudrait bien faire un livre là-dessus avec moi…
22:22 Publié dans Populaire de Rien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 20 juillet 2004
Palindrome : enfin un blog citoyen !

22:30 Publié dans Populaire de Rien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 26 mai 2004
J'ATTENDS VOS COMMENTAIRES
AIDEZ ACcROC A GAGNER LE GRAND PRIX DE LA POPULARITE OBJECTIVE AVEC SA NOUVELLE RUBRIQUE:
"Populaire De Rien"
14:44 Publié dans Populaire de Rien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
